Déjà présent dans les pages du numéro 2 de Positif, écrire avec la lumière, Florimond Debove développe une photographie profondément attachée aux gens, aux souvenirs et aux territoires qui lui sont familiers.

Originaire du Boulonnais et également réalisateur, il porte un regard tendre sur les scènes ordinaires et les personnes qu’il rencontre. Une photographie souvent argentique, spontanée, où la Côte d’Opale occupe naturellement une place particulière.

Pour Positif, écrire avec la lumière, Florimond Debove revient avec ses propres mots sur ce qui nourrit son envie de photographier.

« Z’êtes beaux ! » à Lille

À l’occasion de son exposition « Z’êtes beaux ! », Florimond Debove présente son travail photographique chez Phototime, à Lille, du 18 septembre au 15 novembre 2026.

Le vernissage aura lieu vendredi 18 septembre à partir de 19 h, en présence du photographe. Phototime, 10, boulevard Carnot à Lille

Exposition du 18 septembre au 15 novembre 2026. Vernissage le 18 septembre à partir de 19 h.

Une histoire qui vient de loin

Je ne me considère pas vraiment comme un photographe professionnel. Je prends surtout des photos pour le plaisir, souvent avec des appareils argentiques.

Je crois que ça vient de loin. Enfant, j’aimais passer du temps à regarder les albums photos de mes grands-parents. Je posais des questions sur les personnes que je voyais, parfois des gens que je n’avais jamais connus, et j’aimais découvrir un petit bout de leur histoire à travers quelques images.

Photographier les gens

Aujourd’hui, je photographie beaucoup les gens que je croise. J’aime leur simplicité, leur naturel, ceux qui semblent simplement bien là où ils sont, qui s’ennuient, se posent ou regardent autour d’eux. Je cherche surtout à saisir quelque chose de spontané, sans forcément savoir qui sont les personnes que je photographie.

Le choix de l’argentique

L’argentique me plaît pour son grain, ses couleurs, son côté palpable, mais aussi pour l’attente : on ne sait vraiment ce que l’on a pris qu’au moment du développement.

Des souvenirs et des traces

Je photographie principalement autour de moi, notamment sur la Côte d’Opale, où j’ai grandi. Mes photos sont finalement des souvenirs de personnes que j’ai parfois très peu connues, mais qui restent liées à des moments importants de ma vie.

Je photographie simplement parce que j’aime les gens et parce que j’aime garder une trace des moments que je partage avec eux.

Florimond Debove
Publié le 12 septembre 2026