Que peut encore apporter une nouvelle pellicule à l’heure où les grands fabricants dominent l’univers de l’argentique ? Pour Lomig Perrotin, la réponse ne se trouve pas dans la performance, mais dans l’expérimentation.

« Certaines pellicules capturent la lumière, d'autres réinventent la manière de la regarder. »

Depuis plus de dix ans, ce Breton fabrique, seul, des pellicules photographiques sous le nom de Film Washi. Dans son atelier installé au cœur de la Bretagne, il conçoit des films qui ne cherchent pas à imiter les références du marché, mais à proposer une autre expérience photographique.

Une autre idée de la pellicule

À l’origine de cette aventure, il y a le film W, réalisé sur un véritable papier japonais washi. Inspiré des premiers procédés photographiques du XIXe siècle, il fait du support lui-même un élément de l’image. Les fibres du papier ne disparaissent pas : elles participent à l’esthétique de la photographie et lui confèrent une présence unique.

L'art de l'expérimentation

Mais Film Washi, c’est aussi une démarche fondée sur l’inventivité. Pellicules techniques détournées de leur usage initial, outils de fabrication conçus à partir de matériaux recyclés, production artisanale réalisée en petites séries… Ici, chaque étape témoigne d’une volonté de créer autrement.

Avec plus de 170 000 pellicules produites et des photographes utilisateurs dans le monde entier, Film Washi occupe une place singulière dans le paysage de la photographie argentique. Non pas celle d’un concurrent des grands fabricants, mais celle d’un artisan qui explore d’autres chemins.

À une époque où tout semble tendre vers la standardisation, Lomig Perrotin rappelle qu'une pellicule peut être bien plus qu'un simple support sensible : elle peut devenir une véritable matière à création.

Découvrir Film Washi →

Publié le 6 août 2026